Mes P’tits Ateliers du Monde à Lyon

Mais qu'est ce que c'est ?

Mes p’tits ateliers du Monde proposent, selon un concept tout à fait novateur, d’enseigner une ou des nouvelles langues aux enfants par l’unique pratique d’activités artistiques, créatives et ludiques. En immersion totale, l’enfant sera sollicité et encouragé uniquement dans la nouvelle langue par des intervenants natifs ou parfaitement bilingues, pédagogues et qualifiés dans leur activité.

Quelle est la meilleur méthode pour retenir, donc apprendre et progresser ?

Actuellement, nous savons et d’après les travaux de Stanislas Dehaene, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale au collège de France, quels sont les 4 piliers de l’apprentissage:
– l’attention et l’intérêt,
– l’engagement actif : lorsque l’enfant est motivé, son cerveau passe en “mode actif”. On sait maintenant que les cours théoriques sont moins efficaces que les pédagogies obligeant l’enfant à réfléchir par lui-même et à s’investir. La curiosité est le déclencheur de cet engagement car elle active le circuit de la récompense selon une courbe en U inversé: notre cerveau n’est pas stimulé par ce qui est déjà connu, ou par les choses trop complexes, mais par les informations qui maximisent l’apprentissage. La meilleure stratégie à adopter est donc d’augmenter la curiosité,
– le retour sur l’erreur : Il est essentiel de signaler aux enfants où ils se sont trompés. Toutefois, il faut veiller à le faire de manière positive car le sentiment d’échec est délétère pour l’enfant. Donc ne jamais dramatiser l’erreur, et au contraire rectifier avec bienveillance afin que l’enfant progresse.
– la consolidation
Nos intervenants sont formés et mettent en pratique durant leurs ateliers tous ces principes.

Peut-on apprendre en jouant et en créant ?

Absolument, des travaux en neurosciences nous le montrent. Le jeu et la mobilisation de façon simultanée de divers sens sont très bénéfiques pour apprendre. Selon les travaux de John Simpson “Why use games in language classroom?”. Le potentiel pédagogique des jeux est attesté depuis plusieurs années, surtout dans le processus d’apprentissage des langues. Or malheureusement, beaucoup pense encore que les jeux servent plus à occuper le temps libre qu’à être un élément fondamental de l’enseignement.

Y a-t-il des avantages à l’utilisation du jeu dans l’apprentissage des langues ?

Différentes études scientifiques reconnaissent plusieurs avantages à l’utilisation des jeux, ou d’activités ludiques en cours de langues. Cela aide à rompre la monotonie, motive et stimule, encourage l’interaction et la communication, et crée un contexte différent et donc aiguise la curiosité. On peut dire alors que les émotions positives favorisent l’apprentissage, mais pas seulement… Les recherches en sciences cognitives tendent progressivement à s’éloigner d’une vision dualiste de l’apprentissage selon laquelle “Emotion” et “Cognition” s’opposeraient, car nous connaissons maintenant les effets bénéfiques des charges émotionnelles positives sur les mécanismes d’apprentissage tels que la perception, l’attention et la mémoire.

Comment le cerveau fait-il pour maitriser une langue?

Les fonctions utiles du langage sont concentrées  dans 2 aires cérébrales: aire de Wernicke, qui nous permet de comprendre les langues, et l’aire de Broca, qui nous sert à nous exprimer oralement dans une ou des langues (langageas articulés).

L’aire de Broca crée un espace spécifique pour chaque langue alors que celle de Wernicke ne fait aucune différenciation, ce qui explique qu’il nous arrive parfois de mieux comprendre une langue que nous ne pouvons la parler.

Les cerveaux des enfants élevés dans des milieux bilingues ou multilingues sont un peu différents de ceux d’enfants monolingues puisque l’aire de Broca ne distingue pas les langues apprises simultanément.

Mais alors y a-t-il une meilleure méthode pour apprendre une langue ?

La majorité s’accorde maintenant pour dire que le modèle “traditionnel” de l’apprentissage des langues ne fonctionne pas au niveau neurologique. Pourquoi ? Parce qu’il faut envoyer au cerveau des signaux indiquant clairement que l’on est dans un processus d’apprentissage linguistique pour que les fonctions dévolues au langage se mettent en activité. C’est ainsi que depuis 2001, le Cadre européen commun de référence pour les Langues (CECR) a revu l’enseignement des langues vivantes dans une perspective actionnelle, et une pédagogie par simulation ou par projets.

Mais ceci est-il possible dans une approche d’apprentissage dite “précoce”, c’est-à-dire quand les apprenants sont des enfants de moins de 10 ans, période pendant laquelle l’apprentissage serait  le plus optimal. On n’apprend pas une langue comme on apprend une table de multiplication ou des listes de dates d’événements historiques. N’avons-nous jamais vu des personnes ayant appris des listes de mots, règles de grammaire par cœur mais  dans l’impossibilité de comprendre ou de formuler des phrases simples dans la langue seconde ?

Que nous disent les neurosciences concernant la maîtrise d’une langue ?

Les neurosciences montrent qu’il y a 4 éléments nécessaires pour bien maitriser une langue: l’utiliser régulièrement, l’utiliser avec un but (ajouter par exemple un objectif qui pourrait justifier l’apprentissage), l’utiliser en interaction avec les autres, et enfin ne pas être hors contexte. Le principe de l’Immersion devient donc l’élément essentiel. Ce principe obligera le cerveau à assimiler plus rapidement et durablement le vocabulaire et la grammaire afin de se faire comprendre. Des études scientifiques ont montré que l’apprentissage par immersion perdurait après la période d’immersion elle-même, sans même parfois de pratique complémentaire.

L’Immersion complète pour entendre, écouter, reproduire et s’approprier une langue. Premier outil: L’oreille. Mais quand est-ce que ça commence ?

Tout de suite ! Ce qu’on appelle le génie linguistique des bébés a fait l’objet de travaux, notamment ceux de Patrici Kuhl. En effet, les scanners montrent que dès 6 mois les bébés utilisent des raisonnements sophistiqués pour comprendre leur monde.

L’oreille du bébé va petit à petit se spécialiser en écoutant les sons et les rythmes de son environnement linguistique direct, et va babiller afin de les reproduire. L’oreille de l’enfant s’ouvre donc aux fréquences de ou des langues maternelles et se ferme aux autres. Car pour chaque langue vivante, les muscles de l’oreille travaillent d’une manière particulière, adaptée aux fréquences sonores entendues.

“Fréquence sonore” et “Bandes passantes”:

Les travaux du Dr Tomatis ont permis d’observer que chaque langue utilise de façon préférentielle certaines plages de fréquences sonores, appelées “bandes passantes”. L’oreille humaine peut percevoir des sons entre 16 et 16 000 hertz.  Ce que nous appelons “bandes passantes” sont les zones fréquentielles à l’intérieur desquelles l’analyse des phonèmes (unité de son) est réalisée, et se situent dans des zones fréquentielles assez distinctes les unes des autres.

Quelques exemples de bandes passantes: Anglais 2000 à 12 000 Hz,  Français 1000 à 2000 Hz,  Espagnol 100 à 500 Hz,  Allemand 100 à 3000 Hz, Russe 100 à 12 000Hz. On notera que les russes qui sont réputés forts en langues sont ceux dont le spectre de fréquences de la langue natale est le plus étendu !.

Il apparait donc que ce qu’on appelle le “don des Langues” n’est autre que la capacité à percevoir l’ensemble des sons et des rythmes afin de pouvoir les reproduire sans perte ni distorsion, c’est-à-dire sans accent.

Pour un apprentissage précoce des langues :

Devenue adulte, notre oreille ne sera accoutumée qu’à certaines gammes de fréquence, ce qui rendra l’apprentissage d’une nouvelle langue utilisant d’autres gammes, moins rapide et moins facile. Par contre, un enfant dont l’oreille est plus souple n’aura pas cette difficulté. C’est ce qu’on appelle “l’amélioration des compétences phonologiques”. Et ce sera à Alice Pierard de rajouter que “le bébé est capable de distinguer les sons de toutes les langues. C’est sa mère et son entourage qui vont le spécialiser dans les phonèmes de sa ou ses langues familiales. Il perdra alors petit à petit les sons ne faisant pas partie de son environnement linguistique. C’est pourquoi, plus un jeune enfant entend de langues différentes, plus il gardera de compétences linguistiques tant pour la compréhension que pour la prononciation.”

Vous l’aurez compris: le grand avantage de l’apprentissage précoce est que le jeune enfant est capable d’entendre et de reproduire à l’identique les sons des autres langues inconnues, chose qui sera moins facile à partir de l’âge de 10 ans. De plus, on rentre plus facilement dans une langue étrangère lorsqu’on est petit et confiant que lorsqu’on est impacté par la crainte du brouillage de son image sociale et les critiques (ce qui est souvent le cas des adultes ou des adolescents).